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Publié par Jean-Jacques Benoît

 

 

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A Mayotte, île française proche des Comores voisines, la grève contre la vie chère se poursuit depuis plus de quinze jours à l'initiative des sybdicats CGT, CFDT, FO et CFE-CGC, avec l'appui d'associations de consommateurs.

 

En quatre ans, l'inflation a fait augmenter les prix de 50%. Deux groupes de distribution se partagent 90% du marché local des biens et des services.

 

Ainsi que l'a souligné Salim Nahouda, le leader CGT, la grande distribution n'engage pas de vraies négociations avec les citoyens, d'autant que les grévistes portent aussi d'autres revendications: tarif du gaz et de l'électricité, départementalisation accrue...

 

Vendredi dernier, un enfant a été blessé par les gendarmes, rendant la situation plus tendue. Il serait temps que l'Etat engage des consultations sérieuses, et surtout qu'il sache imposer au patronat et grands commerçants des règles de vie et de relations acceptables par tous.

 

Dans une interview récente au journal " Le Monde " Salim Nahouda précise: "Est-ce normal que nous n'ayons pas de tarif social? Est-ce normal que nous payions notre bouteille de gaz 31 euros quand à la Réunion, elle ne coûte que 20,53 euros? L'Etat nous dit qu'il va mettre en place les minima sociaux à partir de janvier prochain. Mais il propose un niveau de prestations qui atteint à peine 25% de celui qui existe actuellement en métropole. Comme si la vie à Mayotte était 75% moins chère , alors qu'évidemment c'est tout l'inverse."

 

 

Cette grève contre la vie chère des Mahorais est peu connue en Métropole. Il est bon de la populariser car les revendications des habitants de Mayotte sont légitimes.

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