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Publié par Jean-Jacques Benoît

biodiversite-485b2La Ville de Pessac vient de recevoir le premier prix au concours "Capitale française de la biodiversité" dans la catégorie des villes de 30 000 à 100 000 habitants.

Pessac, c'est une trame verte qui s'insère jusque dans le coeur de ville - la vigne dans la ville avec ses grands crus de vin- et une trame bleue plus secrète, mais qui sétend à-travers ses lacs et étangs, de Romainville à Fontaudin.

Signataire dès 2005 d'un premier plan d'actions Agenda 21, la ville conduit une politique volontaire de protection et d'acquisition d'espaces naturels qui représentent aujourd'hui 40% de son territoire. La commune possède ainsi l'un des plus vastes Espace Naturel Sensible de l'agglomération bordelaise: le Bois des Sources du Peugue, près de 100 hectares.

Puis, en transformant la décharge d'ordures ménagères du Bourgailh en un écosite, la ville, soutenue par la Communauté Urbaine de Bordeaux, a ouvert une coulée verte de 250 hectares. Cet espace préserve à la fois la biodiversité et le cadre de vie des habitants, tout en leur offrant des espaces de loisirs de proximité.

Autour du tramway, entre les ruisseaux du Serpent, du Lartigon, la coulée verte du Pontet, sur 7 hectares, irrigue le centre-ville de nature.

Ville durable, Pessac s'est engagée notamment à économiser la ressource en eau et ne plus utiliser de produits phytosanitaires chimiques pour entretenir ses 400 hectares d'espaces verts. Dès 2005, la ville a mis en place la gestion différenciée. Ses forêts (300 hectares), certifiées PEFC, bénéficient de plans de gestion spécifiques.

La ville organise chaque année deux fêtes de la nature: le Printemps et l'Automne du Bourgailh. Ces manifestations dédiées au jardin et à l'arbre draînent respectivement 15 000 et 6 000 visiteurs.

Afin de favoriser la flore locale, le service des espaces verts a remis en culture une vingtaine d'espèces locales et les intègrent dans la palette de ses jardins urbains.

La ville soutient également l'activité agricole urbaine.

En 2007, elle a mis à disposition de l'association Terre d'Adèles 2 hectares (ainsi qu'une forte subvention d'installation) afin d'y développer une activité de maraîchage naturel. Outre la production et la vente de légumes et la création de quatre emplois, ce site permet le partage de pratiques de cultures durables, et le développement de lien social et de solidarités. Onze fermes sont associées en AMAP à ce jardin.

Fort de cette expérience, la commune développe une politique accrue de soutien aux jardins partagés.

Dans un prochain article, j'aurai l'occasion de revenir sur la faune et la flore que l'on trouve sur la commune.

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