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Publié par Jean-Jacques Benoît

 

 

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Dans un récent article de Slate.fr - "Le Brésil, bouée de sauvetage de l'Europe" - la journaliste Anne Denis met en évidence les forts arguments du Brésil dans la compétition internationale actuelle: banques fortement capitalisées, politique industrielle volontariste, économie s'appuyant sur un marché intérieur en plein essor, taux d'investissement en progrès, chômage en baisse ( 6,4% ), création d'emplois formels qui ont battu tous les records en 2010.

 

Certes, le Brésil est un pays émergent dont les structures sociologiques et économiques ont peu de choses à voir avec la France et l'Europe. Mais force est de constater que ce pays sait se protéger, avec une monnaie au service de la politique que mène le pays, et notamment son industrie et les emplois qui vont avec.

 

C'est dans l'automobile que les dernières décisions du Brésil sont les plus spectaculaires.

 

Il vient de relever de 30% la taxe sur les véhicules importés ou dont le contenu local n'atteint pas les 65%. L'impôt sur les produits industrialisés ( IPI ) est ainsi passé de 11 à 41% pour les véhicules flex-fuel, polycarburant essence-méthanol, et de 13 à 43% pour les véhicules à essence. Cette mesure vise notamment les importations de véhicules chinois et sud-coréens qui étaient entrain d'envahir le marché brésilien.

 

Et Anne Denis de nous signaler que "Brasilia ne semble nullement craindre les accusations de protectionnisme ou une probable plainte de Pékin devant l'OMC".

 

Le journal brésilien "O Estado de Sao Paulo" du 20 septembre dernier met en évidence les déclarations du ministre des Finances du Brésil, Guido Mantega, qui affirme ceci: " Le Brésil a réussi à conserver un bon marché automobile. Mais aujourd'hui les importations augmentent dans la consommation intérieure et nous courons le risque d'exporter des emplois vers d'autres pays. L'objectif de cette mesure est de stimuler les investissements R/D, d'attirer les investissements au Brésil et de protéger l'industrie nationale de le concurrence des importations."

 

Quand on vous dit que la démondialisation à la brésilienne n'attend pas l'Europe...

 

 

 

NB: En photo, Guido Mantega, Ministre des Finances du Brésil.

 

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melclalex 01/10/2011 00:39


Bonjour je vous invite à lire mon billet du 15 septembre se rapportant à la démondialisation au Brésil et du cas Apple
Cordialement

http://perdre-la-raison.blogspot.com/2011/09/la-demondialisation-ca-marche-la-preuve.html