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Publié par Jean-Jacques Benoît

 

 

Les dernières lignes de l'édito d'Yves Harté dans le journal "Sud-Ouest" de ce jour a le mérite de poser crûment, sinon cruellement,  le problème désormais posé au gouvernement Valls 2: " Qui a aujourd'hui envie de se reconnaître dans une politique pareillement menée? Personne. Voilà le mal profond dont souffre notre pays. Et il sera payé au prix fort. "

 

Nous l'avons déjà payé fortement aux élections municpales - j'en sais quelque chose! - et européennes, qui a vu pour la première fois le Front National en tête d'une élection en France.

 

Les mauvais résultats de l'été sur le chômage, sur la production industrielle, la quasi-déflation qui s'installe en France et en Europe, les incroyables résultats sur les revenus indécents des grands patrons cette année, ont amené Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Aurélie Filipetti, et d'autres, à demander des inflexions au sein même du pacte de responsabilité.

 

Les propositions faites sur la règle des trois tiers du pacte par Arnaud Montebourg et Benoît Hamon - 1/3 pour les aides aux entreprises, 1/3 pour la la réduction des déficits publics, 1/3 pour les ménages - étaient responsables et vertueuses. Arnaud Montebourg avait déjà exprimé cette position en juillet.

 

Les Français souffrent, les couches populaires et les couches moyennes ont envie de retrouver du pouvoir d'achat. Ménages, salariés, chômeurs, jeunes, retraités, veuves, attendent des résultats concrets.

 

Un acte d'autorité en changeant de gouvernement, et alors que les sondages de popularité de la tête de l'exécutif sont encore en baisse, suffira-t-il? Bien sûr que non! Les débats sont ouverts, et la place de la France en Europe est largement posée.

 

Je pense que les évolutions proposées par Arnaud Montebourg dans la cadre du pacte de responsabilité étaient prometteuses pour la Gauche, et d'abord pour les Français, notamment les plus pauvres. L'éxécutif en a décidé autement, c'est sa responsabilité.

 

Nous allons passer d'un "gouvernement de combat" - Valls 1 - à un "gouvernement de clarté" - Valls 2 -. J'espère que le gouvernement Valls 2 réussira, mais je n'y crois que modérément. L'avenir dira ce qu'il en sera.

 

Maintenant qu'il y aura clarté et cohérence gouvernementale, le chômage devrait rapidement baisser. Sinon, on ne comprendrait plus rien!

 

 

PS: J'ai décidé de publier beaucoup plus régulièrement désormais articles et réflexions. Le plus souvent en début de chaque semaine.

 


 

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