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Publié par Jean-Jacques Benoît

 

 

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Oui, Mahmoud Abbas a raison de vouloir présenter la candidature de la Palestine à l'Assemblée Générale de l'ONU, comme Etat membre de l'organisation mondiale.

 

Ils sont 193 Etats à siéger, qui tous ont accepté la Charte des Nations Unies, comme souhaite le faire la Palestine. Pourquoi lui refuser ce qui a été accepté pour bien d'autres? Parce que cet Etat est divisé, parce qu'il n'est pas reconnu par Israël, parce que les négociations israélo-palestiniennes n'aboutissent pas?

 

Arguments insuffisants me semble-t-il. La demande de l'Autorité palestinienne vise à obtenir le soutien et la reconnaissance du plus grand nombre possible d'Etats de par le monde. En quoi cette demande serait-elle mauvaise? Elle est une poursuite des Accords d'Oslo, qui prévoyaient des négociations devant aboutir à un statut permanent, qui devait être accepté avant ... mai 1999! L'assassinat d'Yitzhak Rabin mettra fin à ces espoirs.

 

De plus, la politique de colonisation inique de territoires palestiniens par Israël nécessite aussi une réponse politique. Bien sûr, la reconnaissance n'entraînera pas la fin de l'occupation israélienne, ni la division entre Autorité palestinienne et Hamas. On ne peut que regretter sévèrement la prise de position du Hamas islamique ne soutenant pas et critiquant sans raison la proposition de Mahmoud Abbas.

 

La construction de l'Etat palestinien dans les frontières de 1967 - posant aussi la question de la capitale de la Palestine à Jérusalem-Est - est nécessaire, tout comme la reconnaissance et la sécurité obligatoire et sans ambiguité de l'Etat israelien. Sur ce point, le Hamas doit etre très net. 

 

La Palestine a son droit à défendre. Qu'il soit reconnu à l'ONU ne peut qu'encourager la volonté d' indépendance des nations à se conforter et à gagner dans le monde!

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Khallouf 23/09/2011 21:04


Merci pour votre position courageuse, c'est une honte de laisser attendre le people palestinien soixante trois ans pour reconnaître son droit naturel de vivre dignement sur la terre qu'elle lui
appartient depuis des siécles