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Publié par Jean-Jacques Benoît

 

 

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Ils ne sont que quelques bataillons de Dumouriez et Kellermann, sans grande coordination.

 

En face, l'énorme armée cinq fois plus nombreuse avec ses 150 000 hommes de Prusse, d'Autriche, de la coalition émigrée, étale sa force. Le duc de Brunswick la commande.

 

Lors des semaines d'août 1792, les mauvaises nouvelles se succèdent: Longwy, Montmédy, Fontoy tombent, et le 2 septembre, Verdun. La route de Paris semble ouverte à l'Armée du Roi de France que commande Brunswick! Les émigrés royalistes exultent!

 

Le 20 septembre, Dumouriez et Kellermann ayant fait leur jonction à Valmy, entraînent avec eux cette armée de Volontaires - pour beaucoup d'entre eux - que Brunswick pensait battre sans trop de difficultés. Malgré son cheval tué sous lui par un coup de canon et qu'il remplace aussitôt, Kellermann parcourt les lignes françaises, et harangue ses troupes: " Camarades, voilà le moment de la victoire! Laissons avancer l'ennemi sans tirer un coup de fusil, et chargeons-le à la baïonnette! "

 

Aux cris de " Vive la Nation! " et " La victoire est à nous ! ", l'armée du peuple français oblige Brunswick à la retraite et remporte une des plus belles batailles de notre Histoire. Valmy devient le symbole de la République faite par le peuple pour le peuple!

 

Le 21 septembre, la nouvelle arrive à Paris, enthousiasme la Convention qui proclame l'abolition de la royauté, lui substituant la République. Courage et patriotisme sont montrés en exemple, et Kellermann devient un héros de cette République naissante.

 

Le 22 octobre, l'armée coalisée quitte le sol français, et la République peut enfin vivre sur son territoire libéré!

 

Quelques années plus tard, en 1822, Goethe, qui a assisté du côté prussien à la bataille aux côtés du Duc de Saxe-Weimar, aura cette phrase: " D'aujourd'hui et de ce lieu date une ère nouvelle dans l'histoire du monde! ".

 

Valmy, c'est la victoire du peuple des pauvres et sans-culottes contre toutes les oligarchies royales et émigrés des princes de sang et d'argent!

 

Goethe avait vu juste, car l'Histoire du monde ne faisait que commencer!

 

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