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Publié par Jean-Jacques Benoît

 

 

 

hollande

 

La Vè République a mis en situation - que cela plaise ou non - le Président de la République pour qu'il fixe le cap à la France et qu'il guide les Français.


Ce fut la volonté du Général de Gaulle, et depuis, peu ou prou, les différents Présidents usent de cette place stratégique. François Mitterrand ne fut pas en reste, cohabitation ou pas.


Les dernières années ont précipité le processus de mutation de nos institutions, sous l'influence de deux phénomènes: l'accélération médiatique et la présence des réseaux sociaux, ainsi que la nouvelle pratique institutionnelle de Nicolas Sarkozy.


La demande médiatique et sociale d'une réponse présidentielle quasi-instatanée et obligatoire à tout phénomène semble de plus en plus inscrite dans la relation entre les citoyens et le pouvoir. Cette situation n'est pas propre à la France, même si Sarkozy l'a accentué de part son énergie.


Elle se généralise partout dans le monde, et notamment dans les grands pays. La place du Premier Ministre est alors difficile, surtout dans une Vè constituée il y a plus de cinquante ans, et n'ayant pas pu prendre en compte les nouvelles exigences de communication.


Penser qu'un Président français, fût-il de gauche, puisse échapper à cette demande est illusoire. La seule question qui vaille est de savoir : "Pour dire quoi?"


Le Président Hollande a fortement répondu hier soir sur une chaîne de télévision, prenant des airs rooseveltiens dans ces propos. Une manière de dire et d'être attendue par les Français en butte aux ravages du chômage et des difficultés de la vie.


Dans la situation de crise extrême que connaissent la France et l'Europe, il y a besoin d'un cap fort et juste: le Président répond présent et c'est tant mieux! 


Nous attendions cela de lui.

 


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