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Publié par Jean-Jacques Benoît

 

 

Les Maires + Ibrahim

 

 

Cela fait maintenant quelques mois que nous nous interrogeons à plusieurs sur le jumelage de Pessac avec une ville d'Afrique.

 

D'abord parce que Pessac a désormais une tradition de lieu de d'échanges des Afriques. Depuis vingt ans maintenant, Ibrahim N'Diaye et ses amis animent les « Rencontres Africaines » dans la ville.

 

Aujourd'hui manifestation municipale, ces Rencontres prennent une grande ampleur. Lors des rencontres de mai dernier, contes, musiques, peintures, spectacles africains ont parcouru plusieurs quartiers de la commune. La venue de Toumani Diabaté a été un événement rare à Bellegrave.

 

Mes contacts au Burkina Faso, les connaissances des époux Guidicelli, la volonté de Pessac de se jumeler avec une ville africaine ont facilité la mise en travail de ce jumelage de coopération décentralisée. Nous avons alors proposé à la ville de Banfora, au sud-ouest du Burkina, d'engager avec nous un processus de jumelage coopératif.

 

Commune de 110 000 habitants, aux activités agricoles et économiques importantes (agro-alimentaire, industries, artisanat, coton, riz, sésame, cultures fruitières, tourisme.... ), Banfora est une ville carrefour entre le Mali (Sikasso) et la Côte d'Ivoire (Korhogo), au sud de la grande ville burkinabé de Bobo-Dioulasso.

 

L'amitié Nord-Sud et le juste échange équitable entre les deux villes sont les objectifs de notre coopération.

 

J'ai reçu il y a quelques jours à Pessac le Maire de Banfora, Souleymane Soulama. Les échanges chaleureux que nous avons eus laissent augurer des relations amicales et fructueuses pour nos deux villes.

 

Nous avons déterminé quatre thématiques principales de coopération: l'éducation, l'aménagement urbain, l'accès au numérique, la prévention santé. Dans le même temps nous comptons développer fortement les relations culturelles entre les deux villes.

 

Au moment du vote en Conseil municipal, le 10 novembre, je n'ai pu m'empêcher de penser au discours empreint d'une forme de racisme historique du Président de la République, le désormais fameux Discours de Dakar. C'est aussi parce que je crois que la France doit penser l'Afrique d'une autre manière – dans son passé, son présent et son avenir - que nous allons mener cette coopération que nous voulons juste et équitable. A notre mesure, mais avec conviction et efficacité!

 

Mais j'ai pensé aussi, en cette veille du 11 novembre, aux milliers de tirailleurs sénagalais - dont certains venaient inévitablement de Banfora et de ses alentours - qui sont venus défendre la France dans la guerre de tranchées de résistance à l'Allemagne. Et souvent y mourir pour notre liberté! 

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