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Publié par Jean-Jacques Benoît

 

 

 

Il y avait eu Geoges Frêche, et ses manières inconvenantes à connotation raciale. Certains avaient alors parlé de "faconde", comme si d'être du sud de la France pouvait autoriser les dérapages verbaux à répétition et une pratique clanique et autoritaire du pouvoir. On en voit encore, semble-t-il, certains effets dans l'Hérault, avec les actuelles révélations sur la Fédération PS et son ancien Premier Secrétaire.

 

Il y a Jean-Noël Guérini, et son frère, et d'autres affaires en cours ou passées, à Marseille et dans la région. Malgré les mises en garde d'Arnaud Montebourg dès l'origine, tout le monde semble se réveiller tardivement. Encore le 5 juillet dernier, le Bureau national entérinait un rapport notoirement insuffisant - tous courants du Ps confondus, hormis encore Arnaud Montebourg -, comme si certains espéraient magiquement que "le pire" n'arriverait pas.

 

D'une autre manière encore, le roman noir  de DSK perturbe gravement les repères moraux et donc politiques du peuple de gauche - et notamment dans les milieux populaires - avec ses dirigeants.

 

A droite et par ce seul exemple, la saga Chirac des emplois fictifs de la Ville de Paris aura perturbé la carrière d'un Alain Juppé discipliné, mais pas celle du premier nommé.

 

Il ne s'agit pas ici de se comporter en "chevaliers blancs" de je ne sais quelle cause, car bien sûr la quasi-totalité des élus n'ont rien à se reprocher dans leur mandature. Cependant, force est de constater qu'à gauche également, la manière de pratiquer le pouvoir, ses tentations mais son obligatoire vertu, peut différer.

 

Sans remonter aux calendes grecques, notons que le rapport vertueux à l'Etat d'un Mendès-France ou d'un Jospin honorent la Gauche.

 

Mais, dira-t-on sûrement, cela n'a pas empêché ces deux grands hommes de n'avoir pu totalement accomplir leur destin, comme si les Français, au bout du compte, préféraient se laisser aller à moins de clarté et vertu républicaine. Cependant, je pense que cette pratique plus mendésiste du pouvoir est une des conditions d'un succès durable du PS et de la Gauche.

 

On ne peut que se féliciter de voir le PS, même si c'est très tardivement par les propos d'Harlem Désir, revenir à des principes plus moraux du faire de la politique. Reste que si l'appareil du Parti avait écouté plus tôt Arnaud Montebourg, nous n'en serions pas là, à nous poser encore ces questions. Nous pourrions les interroger différemment pour accomplir la rénovation nécessaire de cette organisation.

 

Mettre de la vie et de l'oxygène dans la République va supposer, avec le retour au pouvoir de la Gauche en 2012, une grande réforme démocratique de limitation du cumul des mandats et du mandat parlementaire unique. Ainsi, notre République pourra mieux répartir entre les citoyens les responsabilités électives, et permettre de nouveaux rapports des élus au pouvoir et à ces mêmes citoyens.

 

La Viè République est au fond l'expression la plus juste de ces nouveaux liens au pouvoir qu'exercent les élus au nom de la population, reprenant d'ailleurs nombre de principes énoncés par Mendès-France dans son ouvrage "Pour une République moderne".

 

Le débat des primaires et l'actualité sont l'occasion de ces débats importants.

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