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Publié par Jean-Jacques Benoît

 

La gouvernance du G20 de Nicolas Sarkozy aura une obligation à traiter dans les semaines et mois qui viennent. Peu de commentateurs l'ont relevé, et bien sûr, il n'en a pas vraiment parlé. Les catastrophes naturelles, parfois les imbroglios politiques - comme pour le cacao en Côte d'Ivoire - mais surtout les incroyables spéculations des marchés sur les productions agricoles vont amener des émeutes de la faim dans nombre de pays.

 

Elles sont inévitables tant s'ajoutent aux difficultés d'écoulement des produits de base la corruption et l'absence de redistribution des richesses. Et dans nombre d'entre eux l'absence de liberté et de démocratie.

 

Sans boule de cristal, il est facile de prédire que l'année 2011 sera traversée par ces graves conflits mettant en opposition radicale des pouvoirs souvent corrompus et des peuples affamés et sans travail, notamment pour la jeunesse.

 

La révolution du jasmin en Tunisie n'est qu'un prélude à d'autres affrontements dont on ne peut prédire comment ils pourront se résoudre. Tunisie, Algérie, Egypte, Jordanie, Yémen, d'autres pays à venir sont et seront confrontés à ces combats pour le pain, la liberté et la démocratie.

 

En Europe, on voit bien que les mesures d'ajustements des économies de plusieurs pays européns se font d'abord sur les populations sans que les déclencheurs des spéculations de tous ordres ne soient touchés, et notamment les banques et paradis fiscaux. L'alerte passée, on recommence comme avant!

 

En France même, un ministre, M. Le Maire, nous annonce tranquillement que les Français verront "dans les prochains mois le prix de la baguette de pain, des pâtes, de la farine, de l'huile, de tous les produits de première nécessité, de la viande bien entendu augmenter." Comment comprendre ce "bien entendu", et nous laisserons-nous faire?

 

Les mois qui viennent ne seront pas faciles. Montée du chômage, hausses annoncées des produits de base et de l'essence, banques qui n'en font qu'à leur tête et que l'on ne veut pas mettre sous tutelle, où va-t-on? Le temps est venu des propositions alternatives!

 

 

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