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Publié par Jean-Jacques Benoît

 

 

 

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Etats Généraux, Congrès (sans doute au printemps 2015), réunions de militants: la pression à la base est tellement forte à la suite du jugement des urnes que l'évidence s'impose, oui il faut un Congrès!

 

Mais comme disait mon prof de philo: "Il faut toujours interroger les évidences"!

 

Au dernier Conseil National du PS, le Premier Ministre a eu raison sur deux points.

 

Oui, la Gauche peut mourir - ou plus exactement être absente durablement de la direction du pays - à- travers l'élection de 2017. Oui, le PS est au bout d'un cycle de sa vie - le cycle d'Epinay pour aller vite -. Car si nous ne changeons rien, le Front National a un boulevard devant lui.

 

Dans quelle situation se font ces deux constats? Une Gauche largement en échec dans ses résultats, qui sont donc le fait d'une politique menée. Un PS qui en subit les contre-coups électoraux dans son organisation et ses modes de fonctionnement, alors même qu'il avait choisi par ses votes militants d'autres formes non appliquées ( cumul des mandats, rénovation, institutions...). 

 

Rappelons-nous les débats des primaires socialistes: plusieurs positions y furent exprimées, une domina, celle de François Hollande, - avec une campagne dont la matrice fut le Discours du Bourget aujourd'hui oublié -, mais trente mois plus tard, nous sommes dans l'impasse, avec un Front National jamais aussi haut!

 

Tel est le bilan, à la fois cruel mais réel, et les Français nous ont fait payer l'addition dans les urnes. Les mouvements sociaux en cours sont également à prendre en compte, avec de plus une décomposition politico-morale de la droite républicaine qui ne me réjouit pas.

 

Là où je suis en désaccord avec le Premier Ministre, c'est de penser qu'aucune autre politique n'est possible. En cela, l'action des députés à l'Assemblée est utile dans le rééquilibrage du collectif budgétaire. La politique d'austérité accrue n'est même plus défendue par le FMI - qui suggère désormais à juste titre un peu d'inflation et un euro moins fort! -. 

 

Dans une interview récente au Nouvel Obs, le prix Nobel de l'économie Paul Krugman dit de notre pays qu'il est "hypocondriaque", et soi-disant malade d'une dette publique qui n'est pas ce que l'on en dit!

 

Inévitablement, à ce Congrès, ces questions seront posées, et on ne pourra pas les édulcorer.

 

Enfin, si le PS d'Epinay arrive au bout de sa vie, quel bilan tirons-nous de son action durant ces quarante années ? De ses succès mais aussi de ses échecs, et de ses interrogations actuelles (rétrospectivement depuis 1970 sur la nature hyper-présidentialisée de notre République, et notre souveraineté nationale, notamment en matière monétaire).

 

Il se dit qu'en deux ans le PS aurait perdu des dizaines de milliers d'adhérents, et des milliers d'élus. En 2014, les ouvriers et employés déçus ne votent que très peu pour nous et il m'étonnerait que les dernières nominations du Président les ramène à nous. Même la jeunesse...

 

On ne peut plus continuer longtemps ainsi.

 

Oui, Manuel Valls a raison de dire que le PS d'aujourd'hui peut disparaître, dont la tendance principale n'est pas - hélas!- social-démocrate. Aux membres du Parti de changer cela lors du prochain Congrès! Ce PS refondé - qui ne peut échapper au bilan d'Epinay - doit profondément se transformer dans sa ligne directrice, dans son organisation, dans son renouvellement! Il devra aussi se poser la question de l'organisation des futures primaires.

 

Les portes doivent largement s'ouvrir et faire appel au souffle nouveau de l'extérieur!

 

Pour quelle politique économique et sociale? Pour quelles institutions républicaines? Pour quelle construction européenne? Pour dire quel avenir aux Français, à la France?

 

Vivement de continuer à en débattre avec vous toutes et tous!

 

 

 


 


 


 


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